L’optimisation via l’intelligence artificielle

La location courte durée est un domaine en perpétuelle évolution. Face à la concurrence croissante, aux attentes exigeantes des voyageurs et aux plateformes toujours plus complexes, les hôtes comme les conciergeries doivent ajuster leurs pratiques pour rester performants.
C’est dans ce contexte qu’un mot revient de plus en plus souvent : intelligence artificielle. Longtemps perçue comme un concept futuriste ou réservé aux grandes entreprises, elle s’impose désormais comme un outil concret, accessible, et redoutablement efficace pour affiner la gestion des biens en location.
Mais que peut réellement apporter l’IA dans ce secteur ? Et comment rester humain dans un univers de plus en plus automatisé ? Chez Mercure, notre réponse est claire : la technologie doit servir la relation, jamais la remplacer.
L’IA dans la location courte durée : bien plus qu’un effet de mode
L’intelligence artificielle, ce n’est pas un robot qui gère tout à votre place. C’est avant tout une capacité à analyser, prédire, optimiser et automatiser intelligemment certains processus. Dans un secteur où le moindre détail peut impacter l’expérience client comme un prix trop élevé, check-in mal anticipé ou encore une mauvaise communication rend ces optimisations précieuses.
Aujourd’hui, les outils propulsés par l’IA peuvent aider à :
• ajuster les tarifs automatiquement selon la demande locale, les événements, la météo, les tendances de réservation
• détecter les comportements suspects ou à risque avant l’arrivée du voyageur
• améliorer la rédaction des annonces ou des messages
• prédire les périodes de tension dans les plannings de ménage ou de maintenance
• analyser la performance globale des biens et suggérer des améliorations concrètes
Ces applications ont déjà été intégrées à de nombreux PMS (Property Management Systems) et outils partenaires des hôtes et conciergeries.
Le pilotage tarifaire : premier levier de l’IA
L’un des usages les plus répandus de l’IA en location courte durée concerne les tarifs dynamiques.
Des outils comme PriceLabs, Wheelhouse ou Beyond Pricing utilisent des algorithmes sophistiqués pour recommander (ou appliquer automatiquement) les meilleurs prix jour par jour, logement par logement. Ils prennent en compte des dizaines de critères :
• taux d’occupation dans la zone
• événements à venir (festivals, salons, vacances scolaires…)
• météo prévue
• durée moyenne des séjours
• temps restant avant la date
Résultat : des revenus mieux maîtrisés, ajustés au réel.
Grâce à ces ajustements en continu, les hôtes et les conciergeries peuvent tirer pleinement parti de la demande, sans brader leurs nuits ni afficher des tarifs déconnectés du marché. Fini les pertes silencieuses ou les opportunités manquées : chaque période est valorisée à sa juste mesure.
Automatisation intelligente ≠ absence d’humain
Même performante, l’IA ne remplace en aucun cas une réponse humaine.
Elle reste un outil, pas une décision autonome. Sans supervision humaine, même le meilleur algorithme peut dériver. Un tarif trop agressif, une réponse hors sujet ou encore une incompréhension : c’est là que l’intervention humaine redevient essentielle. Les meilleurs résultats viennent d’une collaboration entre humains et technologie.
Chez Mercure, nous le constatons tous les jours. Nous ne paramétrons pas les outils de nos clients. Mais nous intervenons dans un écosystème où l’IA est parfois présente en arrière-plan, notamment sur les prix ou la diffusion multi-plateformes. Et nous savons que même le meilleur algorithme peut se tromper : une hausse de prix trop brutale, un message mal adapté, une anticipation ratée… C’est pourquoi il est essentiel de garder une capacité d’intervention humaine pour ajuster, nuancer, recadrer. L’intelligence artificielle est un assistant, pas une délégation totale.
Rédaction assistée : mieux communiquer, plus vite
Autre application concrète : les IA génératives. Aujourd’hui, il est possible d’utiliser des outils comme ChatGPT ou Jasper pour :
• rédiger des descriptions d’annonces plus attractives
• reformuler des messages automatiques
• traduire avec un ton plus naturel
• créer des guides d’accueil interactifs
Cela permet de gagner du temps, mais aussi de maintenir un niveau de qualité rédactionnelle homogène sur tous les supports. Là encore, chez Mercure, nous n’automatisons pas ces contenus. Mais nous savons reconnaître un message bâclé d’un message travaillé et nous savons aussi adapter notre ton en fonction du niveau d’exigence du voyageur. L’IA peut aider à rédiger. Mais elle ne remplacera jamais la nuance, la bienveillance, la lecture émotionnelle qu’un humain perçoit dans un message reçu à 21h après un long trajet. Derrière la vitrine de la relation client, l’intelligence artificielle commence aussi à intervenir dans la logistique quotidienne.
Certains outils permettent désormais :
• d’anticiper les pannes les plus probables en fonction des historiques
• de mieux planifier les passages de ménage selon les taux d’occupation réels
• de détecter les pics de tension (jours où plusieurs logements se vident/re-remplissent simultanément)
Cela ne remplace pas la présence d’une équipe terrain. Mais cela permet d’aider à prioriser, répartir, fluidifier. Encore une fois, c’est la combinaison entre la donnée et l’humain qui fait la force du système.
Et Mercure dans tout ça ?
Chez Mercure, nous ne développons pas d’outil d’intelligence artificielle. Nous ne vendons pas de logiciel. Mais nous travaillons au quotidien dans des environnements digitalisés et souvent partiellement automatisés. Notre mission reste 100% humaine : gérer la relation voyageurs pour le compte de nos clients hôtes ou conciergeries.
Mais pour bien le faire, il faut comprendre les outils qu’ils utilisent. Et surtout, il faut savoir prendre le relais humain là où la machine ne peut plus rien. L’IA propose un prix, elle envoie un message automatique, elle synchronise un calendrier, mais quand un voyageur angoissé vous demande s’il peut arriver à 16h30 au lieu de 17h parce qu’il vient de rater son train, c’est un humain qu’il attend.
Et c’est là que Mercure intervient avec souplesse et bon sens. L’intelligence artificielle ne doit pas être perçue comme une menace. Elle est une alliée pour mieux gérer, mieux décider, mieux organiser. Mais elle doit être encadrée, comprise, maîtrisée. Et surtout, elle ne remplacera jamais ce qui fait la richesse de l’hospitalité : la relation humaine.
Les voyageurs reviennent parce qu’ils se sont sentis accompagnés, compris, rassurés.
C’est cette conviction qui guide Mercure chaque jour : L’IA optimise. Nous, on humanise.